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[Night Elf] Allya Trametemps [Mise en forme terminée]

 
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Auteur Message
Kata Black Cat
Invité

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MessagePosté le: Ven 19 Nov - 00:28 (2010)    Sujet du message: [Night Elf] Allya Trametemps [Mise en forme terminée] Répondre en citant

[i]Nom : Trametemps[/i]
[i]Prénom: Allya[/i]
[i]Sexe : Féminin
Age : 1691 ans
Race : Elfe de la Nuit
Classe : Guerrier
Lien de Parenter : Aucun




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[hr]

Avantages (2 Maximum) : Sixième sens, Endurant


Désavantages (3 Maximum) : Fanatique, Haine viscérale (démons et démonistes), Impulsif

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[hr]
Description Morale : Chaotique-neutre




Description physique : Grande (très), plutôt musclée, pas à outrance mais du genre à être remarqué tout de même, elle porte des tatouages sur l'ensemble du corps et a les cheveux d'un blanc nacré, coupés cours, à la garçonne. Elle porte aussi de nombreuses cicatrices, souvenirs de ses combats innombrables. Le mieux pour appréhender reste de croiser le personnage, et si possible d'éviter de croiser ses lames avant le reste...



----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[hr]
[/i][i]Histoire :[/i]
[i][size=12][i]An 1663 avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres par Medhiv, quelque part dans ce qui sera le Sanctuaire de Scarfeu, en Orneval.[/i][/size][/i]

[i] [size=12]Un Elfe d'âge mûr fait les cents pas sur la terrasse de sa demeure, il semble impatient, s'arrête de temps à autre pour regarde à l'intérieur, comme si son regard pouvait percer les tentures bouchant les fenêtres. De l'intérieur sortes des gémissement, des halètements, on entend des injonctions à pousser, à respirer, à serrer les dents. Pendant une grosse demi-heure ce manège se poursuit, puis on entend un « Je le vois ! Courage ! » [/size]


[size=12]Enfin un cri retenti, un hurlement de nourrisson, une Elfe d'âge respectable tire les tentures et invite l'Elfe à entrer sur ces mots « C'est une fille, elle est magnifique, venez la voir, allez, venez... »[/size]


[size=12]Le père entre après un court moment d'hésitation, voit sa fille tout juste lavée par les sages femmes, sa compagne souriante et épuisée sur le lit, prenant sa fille dans ses bras. Ses yeux dorés brillent dans l'obscurité de la pièce, rompue par la seule lumière de la lune entrant par les fenêtres et la porte. Il s'assoit sur le lit, souriant, ses yeux argenté admirent sa fille, elle a les yeux d'argent, comme lui, mais ses cours cheveux semblent d'ivoire dans la lumière de la lune. Passé le premier cri, la petite Elfette regarde le monde autour d'elle, intriguée, souriante aussi.[/size]


[size=12]La vielle Elfe s'avance avec un registre, un grimoire vieux de plusieurs siècles au jugé de son apparence : « Quel sera son nom ? »[/size]


[size=12]Après un court moment à se consulter du regard, les jeunes parents répondent en même temps, « Allya , Allya dernière née de la lignée des conteurs d'Orneval, Allya Trametemps. »[/size]






[size=12][i]An 1550 avant l'ouverture, Orneval, dans ce qui sera le Sanctuaire de Scarfeu[/i][/size]


[size=12] Une jeune Elfe court à toute vitesse, riant aux larmes, poursuivit par un autre, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, les deux ont le visage taillé à la serpe, le cheveux blanc lumineux, les yeux d'argent, mais elle est légèrement plus grande, juste un peu. Les deux arrivent au cœur de la vallée, là s'élève une demeure immense, aussi vielle au moins que l'Ancienne, assise sur un banc, le menton sur son bâton, regarde en souriant courir les jeunes. Ses yeux dorés ont des reflets de soleil, si son visage commence à se rider elle semble encore en bonne forme, seul le regard de déjà vu, un regard sans âge, qu'elle pose sur le monde, dénote de son grand âge. Elle appelle : [/size] [/i]


[size=12][b]« Allya, cesse de faire courir ton frère, il n'a aucune chance, tu le sais bien ![/b][/size]
[size=12][b]- Enfin Mita, rit l'interpellée dans une roulade pour esquiver son frère, si je ne le fais pas un peu courir jamais il n'aura la moindre chance contre qui que cela soit ! Grâce à moi, elle s'arrête de l'Ancienne qui sourit de toutes ses dents, il se tient en bonne forme et sera peut-être capable un jour de te doubler à la course.[/b][/size]
[size=12][b]- Tu n'as pas tord, mais pour cela il faudrait d'abord que TU, me rattrape, tu pourras alors songer à me doubler et à enseigner à ton frère, le pauvre, comment faire... répondit la dénommée Mita du Tac-au-Tac.[/b][/size]
[size=12][b]- Ouf... Han... Pfou... All' tu ... tu vas... Han... tr.. trop vite... fut tout ce qui put être obtenu du jeune Elfe qui suivait Allya, avant qu'il ne s'effondre dans l'herbe devant le banc de pierre.[/b][/size]
[size=12][b]- C'est quand tu veux Mita, sourit insolemment Allya retournant son regard amusé à son arrière-arrière-grand-mère, je suis prête, enchaîna-t-elle, son souffle totalement maîtrisé.[/b][/size]
[size=12][b]- J'ai toujours dit à tes parents qu'avec ton souffle, ton endurance, ta volonté et ton assurance on devrait pouvoir faire de toi mieux qu'une conteuse, enfin plus, pas mieux, plus... D'ailleurs, continua l'Ancienne en se levant et en s'étirant, que nous vaut une telle arrivée aujourd'hui ? Tu es rayonnante, tu es si sûre de toi que cela concernant les épreuves d'aujourd'hui.[/b][/size]
[size=12][b]- Après la course, répondit l'intéressée avec un sourire narquois, ne tente pas de dévier du sujet.[/b][/size]
[size=12][b]- Soit jeune impudente, renchérit l'aïeule faussement outrée, voyons ce que vaut le fougue de la jeunesse contre l'expérience de l'âge ! »[/b][/size]





[i] [size=12] Elle partit aussitôt, laissant pour ainsi dire Allya sur le carreau, celle-ci réagit pourtant vite et partit à la suite de son aïeule dans les bois, à toute vitesse, la vieille Kal'dorei se laissa un peut rattrapée, puis se maintint au même niveau que sa descendante, à sa surprise sans avoir à trop ralentir de son allure maximale, Allya finit par commencer à la doubler, l'Ancienne laissa faire, par jeu, rattrapant sa fierté d'arrière-arrière-petite fille à chaque fois avant de se laisser à nouveau doubler, puis elle se laissa attraper au jeu, et quand les deux revinrent vers la maison, filant bon train, laissant sur leur passage des regards amusés des promeneurs et des airs interloqués des animaux, vint un passage serré entre deux rangées d'arbres, voie privilégiées et directe vers la maison. [/size]


[size=12] Alors que l'Ancienne accélérait doucement pour doubler définitivement la jeune folle, Allya sembla enfin commencer à trouver un intérêt au jeu et se mit à courir à une vitesse impressionnante, souriante, son aïeule se rendit alors compte de son erreur : trop sûre d'elle elle n'avait même pas remarqué qu'Allya ne s'essoufflait pas, pas plus qu'elle la menait où bon lui semblait, Allya commença enfin à montrer ses limites de vitesse... trop tard pour que son aïeule en profite, elle pénétra en première la voie entre les arbres, sortant tel un bolide de la forêt pour venir finir en roulé-boulé devant la maison, se relever et lever la main vers la porte pour la toucher... puis elle sembla se raviser et alla s'assoir à côté de son frère dans l'herbe, pour reprendre son souffle.[/size][/i]


[size=12]« Eh bien jeune Elfe, qu'attends-tu pour toucher cette porte ? Tu es partie pour gagner ce me semble... non ?[/size]


[size=12]- Non Mita, aujourd'hui j'ai appris une chose qui vaut plus qu'une victoire volée ou peu s'en faut... touche cette porte, tu aurais gagné à la course brute, si je n'avais pas fait en sorte de te duper.[/size]
[size=12]- Peut-être... peut-être pas, quoiqu'il en soit ce que tu as fait est partie intégrante du jeu, si tu viens à rencontrer des adversaires un jour, ne pense pas les vaincre avec des capacités brutes, aujourd'hui tu as montré que tu étais capable d'utiliser autre chose que tes muscles pour vaincre, et cela vaut bien une victoire...[/size]
[size=12]- Oui, mais j'ai expérimenté ça avec toi, ce n'est pas chic de ma part, touche cette porte, j'ai reçu plus que ma part de prix aujourd'hui...[/size]
[size=12]- Vraiment ? fit l'autre, se gardant bien d'aller ne serait-ce qu'effleurer la porte du bout des doigts, développe je te pries. [/size]
[size=12]- Aujourd'hui j'aurai pu rentrer plus tôt, mais j'ai décidé d'attendre mon garnement de frère, commença Allya en désignant son cadet du chef, pendant qu'Aldi' s'entraînait à taper un poteau avec un bout de métal tranchant, je regardait les plus âgés commencer à s'entraîner au duel et autre...[/size]
[size=12]- Tu en regarde surtout un à ce qu'on m'a dit, lança une voix moqueuse dans son dos, mais passons, continue, finit sa mère en venant prendre place au côté de son aïeule, avec les autres femmes de la famille.[/size]
[size=12]- Hum... donc je passais le temps... puis après une heure je suis retournée dans la bibliothèque, lire quelque recueils pour voir dans quelle mesure je m'étais, ou pas, trompée, alors que commençais à choisir les ouvrages, une voix m'a interpellée...[/size]







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[size=12]***[/size]
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[size=12] [i]Quelques heures plus tôt, Académie d'Astranaar, bibliothèque.[/i][/size]






[size=12]« Allya ? Ne te fatigue pas à chercher les réponses, tu devrais les connaître, tu les as toutes données il y a à peine plus d'une heure de cela à un jury qui n'en revenait d'ailleurs pas... [/size]
[size=12]- M.. Maître Albriens ? Je ne vous avais pas entendu arrivé, bégaya une Allya soudainement respectueuse et timide.[/size]
[size=12]- Peut importe, je te cherchais justement, nous avons finit de délibérer, concernant ton cas notamment... C'est saisissant, jamais vu une telle note dans cette académie, pas plus que notre cher doyen qui a cru un moment à une bonne plaisanterie, allons viens, le Tatoueur t'attend, ton cas mérite d'être traité tout de suite ![/size]
[size=12]- Le Tatoueur ? répéta Allya, figée, mais je ...[/size]
[size=12]- Pas de discussion, coupa sèchement le maître, tu as voulu être soumise aux épreuves un an avant l'âge de tradition, maintenant tu dois assumer, viens.[/size]
[size=12]- Entendu Maître. »[/size]



[i] [size=12] Dans une enfilade de couloir c'est une Allya anxieuse qui suit son maître, ce dernier a un air étrange, Allya n'est pas à l'aise, elle a peur, très peur, notamment de se voir tatouer du symbole des Honnis, réservé aux élèves ayant particulièrement échoué au premier niveau de l'examen des conteurs, elle en pouvait s'empêcher de s'imaginer les conséquences une fois rentrée chez elle : la colère de son père, les larmes de sa mère, l'air penaud de son frère, la déception de toute sa famille, son malaise, etc etc... Un bien sombre tableau en vérité. Cependant elle s'efforça de garder la tête haute, de ne rien laisser paraître, comme résignée a assumer une volonté de passer l'examen une année plus tôt, ainsi qu'un fâcheuse tendance à écrire en cours ses propres contes plutôt que d'écouter les professeurs débiter des choses qu'elle savait déjà de part sa curiosité naturelle. Elle savait ce qui lui arriverait une fois dans la Salle des Marques, le sanctuaire des respectés et mystérieux Tatoueurs de l'Académie... On lui demanderai de passer au vestiaire, elle devrait de dévêtir entièrement, puis elle arriverait devant les Tatoueuses, là on lui barrerait de corps d'une longue et fatale bande noir, fine, mais maudite milles fois par leurs porteurs, symbole des Honnis, les incapables, les présomptueux insouciants et naïfs de se croire meilleurs que les autres...[/size]


[size=12] Le maître finit par s'arrêter devant une porte, celle-ci portait un symbole, une plume stylisée croisée avec une aiguille, le symbole des maîtres des Encres, les calligraphes des corps, les Tatoueurs d'Eldarath, dont l'art avait été importé jusqu'ici en Orneval, et plus loin jusqu'à Hyjal et à Auberdine et au nord encore, on disait que même les éleveurs de Sabres-de-Givre au nord du Berceau-de-l'hiver avaient leurs tatoueurs.[/size]


[size=12]« Entre, tu as étudié les ouvrages de tatouage si je me souviens bien, alors tâche de te souvenir de ce que as pu y apprendre, cela pourra toujours te servir là-dedans, il désigna du doigt le sanctuaire derrière lui. Entre, et n'oublie pas de passer au vestiaire. »[/size]


[size=12] Sur ces mots il partit, laissant Allya seule face à son destin, et face à la porte du domaine tant désiré et maintenant redouté. Allya finit par pousser la porte et entra, devant elle partait deux couloir, l'un dont l'entrée était décoré d'une plume, l'autre d'une aiguille, au centre était une porte fermée, portant une représentation calligraphiée d'Elune chevauchant un Tigre à dents de Sabre, une bête immense, superbe, Alors qu'Allya hésitait, elle se souvint des écrits des manuscrits de la bibliothèque : [i]Si tu doute, si nulle route ne te fut donnée, Elune est la voie, suis là elle saura te guider...[/i] [/size]


[size=12] Ni une, ni deux, Allya poussa la porte centrale, laissant là ses doutes et s'en remettant à la déesse qui saurait la guider, où qu'elle aille, quelque doive être sa destinée désormais.[/size]


[size=12] Elle put entrer sans difficulté, entendant la porte se verrouiller derrière elle, elle continua, droit, sans se retourner, sans voir le sourire du maître qui l'observait par l'embrasure de l'entrée du sanctuaire, encore ouverte. Elle arriva dans une salle qui tenait tout du vestiaire, elle se dévêtit donc, laissant la toutes ses affaires. Puis elle passa sous les pluies successives d'eau chaude, d'huiles parfumées, d'eau encore, puis ... d'autre chose, une chose qui n'était pas matérielle... partout il était fait référence à Elune, comme pour qu'elle se sente à l'aise, à sa place. Elle finit par sortir dans une salle plus grande, là étaient des tables, suffisamment grandes pour qu'une Elfe put s'allonger dessus, les tables avaient toutes à une extrémité un coussin de tissu rembourré, pour y appuyer la tête vraisemblablement. [/size]


[size=12] Devant la plus grande des tables de tenait trois personnes : une Elfes au mains foncées par l'encre, elle portait à la ceinture un assortiment d'aiguilles, sa ceinture était son seul vêtement, portant un pagne qui lui donnait un semblant de civilité ; à sa gauche était une autre Elfe, portant elle des pinceaux de toutes les tailles et touts les types, elle portait quant à elle une robe de lin simple, épurée à l'extrême, sans manches, fendue sur les deux côtés en bas pour un meilleur confort ; enfin à droite de la première était, vêtue de deux bouts de tissu noués à la poitrine et à la taille, une Elfe plus petite que les deux autres, a côté d'elle était un nécessaire à encres. [/size]
[size=12]Toutes avaient les cheveux blanc, les yeux d'argent et un sourire avenant, malgré un air un peu... effrayant au premier abord.[/size][/i]


[size=12]« Bien, commença celle du centre, nous discuterons de ce qui t'a permis de réaliser une telle prouesse plus tard, prend place je te prie, elle désigna la table devant elle, je suppose que, comme tous les étudiants, tu as déjà une idée de ce que pourrait être ton tatouage, on va peut-être en reparler un peu mais viens t'assoir déjà, tu seras mieux.[/size]
[list] [/list:u]
[size=12]- Ah... commença la Peintre, je vois, on ne t'a pas précisé la raison de ta visite ici je présume... les Maîtres sont d'incorrigibles gamins quand même ! elle éclata de rire là-dessus, accompagnée par les deux autres, puis bientôt par Allya qui se détendit d'un coup.[/size]
[size=12]- Allons petite, viens et discutons entre nous, tu as déjà ouvert un des manuscrits de notre Art au moins ?[/size]
[size=12]- Louve, répondit Allya, je suis Louve.[/size]
[size=12]- Eh bien... ma foi, il semble que tu ais mérité ta note... allons mes sœur lança la Tatoueuse aux deux autres, au travail, nous avons un dessin peu commun à réaliser aujourd'hui ! »[/size]





[size=12][i] Deux heures plus tard, à la sortie « publique » du Sanctuaire[/i][/size]




[i][size=12] Allya sortit, habillée, et tomba sur ses maîtres au grand complet, Maître Albriens lui montra un rouleau de parchemin, portant le sceau bleu de l'Académie, Allya fit non de la tête, puis montra deux avec ses mains. Elle sortit ensuite, respectant le vœu de silence d'une heure suivant le Rite de Marque, une heure plus tard son frère sortait de ses cours de l'Académie du Combat et commença la course vers la demeure familiale.[/size][/i]


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[size=12]***[/size]
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[size=12]*[/size] [/center]



[i]
[size=12] Allya était assisse les jambes croisées, dans la traditionnelle position du conteur, autour d'elle toute la maisonnée, comprenant ses aïeux encore en vie, ses parents, son frère, ses cousins et ses oncles et tantes, étaient assis et la regardait, une lueur de respect dans le regard. Nul ne parlait, ce qui n'empêcha pas d'arriver un hippogriffe monté par un jeune Elfe, apprenti des guerriers à en juger par ses armes. Il se posa et se présenta devant les parents d'Allya leur tendant le rouleau que cette dernière avait vu un peu plus tôt dans les mains de Maître Albriens. Son père le prit et l'ouvrit tandis que l'Hippogriffe repartait sans son cavalier, le laissant là. [/size]


[size=12] Une fois la lecture finie, le père d'Allya fit passer le manuscrit à sa compagne, puis il circula dans les mains de tous avant d'arriver dans celles d'Allya, qui redescendit sur terre pour l'occasion, s'étant perdue dans le regard argenté du messager, qui lui souriait en retour. Elle prit le parchemin et ne comprit pas tout de suite le contenu du message... puis elle réalisa, une étoile, une simple étoile à six branches ornait le rouleau. Cela ne pouvait signifier qu'une chose... Lorsqu'elle releva la tête, un sourire ébahis au visage, sa mère lui sauta au coup et son père les pris toutes deux dans ses bras, son frère, semblant réaliser l'exception que constituait sa sœur, bondit et hurla de joie, entraînant le reste de la famille dans sa liesse. Le messager ramassa le parchemin tombé à terre et cru avoir une vision, le message était une figure théorique qu'on utilisait pour symboliser la perfection, cela signifiait qu'Allya avait obtenu mieux que la note maximale habituelle... beaucoup mieux...[/size][/i]








[size=12][i]An 1414 avant l'ouverture, Orneval, dans ce qui sera le Sanctuaire de Scarfeu[/i][/size]




[i] [size=12] La Lune est pleine, sur la grande terrasse de la demeure familiale des Trametemps, un jeune Elfe, le messager, autrefois apprenti des guerriers, se tient, vêtu d'une tunique a l'allure officielle, il semble tendu, mais heureux aussi. A ses côtés, quelque peu en retrait se tiennent des Elfes qui semblent appartenir à sa famille, ils sont son père, sa mère, ses parents proches, tous sont là et n'occuppent pourtant qu'une petite moitié de la terrasse. En face se tiennent les Trametemps, Conteurs, Chasseurs, Druides, tous, depuis les plus éloignés des cousins au plus proches parents sont là, Mitarine Trametemps, chasseuse de renom, seule, manque à l'appel, ainsi qu'Allya, sa descendante préférée comme elle aime à le dire.[/size]


[size=12] Une ou deux minutes passent, nul ne bouge, puis, alors que le silence envahit la forêt, que le murmure même du vent se tait dans les branches, les Elfes sur la terrasse semble tous expirer en même temps, comme s'ils avaient retenu leur souffle depuis les dernières minutes. La lune atteint son zénith, la porte double située dans le dos des Trametemps, donnant sur l'intérieur de la demeure, s'ouvre sans un bruit. Vient d'abord  « Mita » elle a revêtu une tenue noire comme la nuit environnante, elle s'avance, le visage fermé, s'arrête devant le jeune Elfe qui se tient au milieu de la terrasse. Elle le scrute, le jauge, semblant l'évaluer du regard, puis son regard, ses yeux d'or, sans âge, se plongent dans l'argent brillant de la vue du prétendant. Elle reste ainsi deux bonnes minutes, sans bouger d'un pouce... puis elle lui tourne le dos et semble chercher quelque chose dans les ténèbres de l'embrasure de la porte ouverte, elle acquiesce à l'obscurité un accord a un traité inconnu, puis s'efface et va se placer au premier rang des Trametemps.[/size]


[size=12] Une seconde passe, puis deux, puis cinq, puis dix, puis quelque chose bouge dans les ténèbres, tous ont leur regard fixé sur l'allée qui mène de la porte au prétendant, seule Mita sourit, regardant les arbres, semblant prier, remercier Elune d'une Grâce inconnue à tout autre qu'elle. Un Sabre-de-nuit sort alors par la porte, il est noir comme la nuit, avance de deux pas sous la lune et se couche, comme si le monde n'existait pas, a la stupéfaction de tous, sauf la chasseresse, doyenne de sa famille.[/size]


[size=12] Le jeune Elfe lève alors la tête vers la Lune, presque désespéré semble-t-il, alors il la voit, dans une tunique d'un blanc pur, que l'on pourrait confondre avec la Lune, elle se redresse sur le faite du toit, et c'est pour lui comme un second astre de la nuit qui daigne lui apparaître. Elle s'avance à la pointe du toit et étend les bras, comme un oiseau ses ailes, et elle avance d'un pas. Alors qu'elle commence à tomber, l'immense félin se met alors en mouvement et bondit pour que la jeune Elfe atterrisse sur lui, il s'avance alors jusque devant un prétendant qui n'en revient pas, Allya descend de sa monture et vient se mettre face à face avec lui. Il prononce quelques mots, si bas que nul ne l'entend sinon ,sa belle elle ferme les yeux un instant, puis sourit et les rouvre, elle passe alors ses bras autour du cou de celui qui est désormais son époux et l'embrasse avec tout son amour.[/size]




[size=12]Sous les vivas des deux familles, la Lune éclaire une union de deux de ses enfants, au même moment, dans le couvert des arbres, la chasseresse Mitarine, la tête appuyée sur son familier de toujours, si noir qu'on ne le distingue dans les ombres, ferme les yeux, une larme unique coule sur sa joue droite, tandis qu'elle sourit aux étoiles... Kal'dorei...[/size][/i]












[size=12] [i]An 1163 avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres, Orneval, dans la vallée qui sera le Sanctuaire de Scarfeu[/i][/size]






[size=12][i] La nuit règne en maître sur la vallée, seule une demeure reste éclairée, brillant et vibrant de l'intérieur, de la vie qui l'anime. Près d'une cinquantaine d'Elfes sont réunis à l'intérieur tous parlent, au centre est une Elfe aux cheveux blancs d'ivoire et aux yeux argentés, elle tient un bébé, un petit garçon semble-t-il, aux yeux d'or, et celui qui doit être son compagnon, et le père de son enfant, se tient à ses côtés, ses cheveux longs et verts, ses yeux d'argent, il tient sa femme et son fils dans ses bras, les deux parlent et rient avec des membres des deux familles, nul ne semble se douter de ce qui vient...[/i][/size][i][/i]




[size=12] [i]Quelques heures plus tard...[/i][/size]


[i][size=12] Sur la terrasse de la demeure Trametemps un silhouette est accoudée à la rambarde et contemple le ciel sans Lune. Une autre sort de la maison et vient s'accouder aux côtés de la première, plus fine.[/size][/i]
[size=12]« Tu ne trouve pas le sommeil ? murmure la seconde silhouette[/size]
[size=12]- Non petit frère, répondit Allya en souriant, mon tatouage me démange encore.[/size]
[size=12]- Tout de même... conteuse à 500 ans, il fallait le faire, et tu l'as fais... Ils dorment ?[/size]
[size=12]- Oui, Eyko' est épuisé, il a ferraillé toute la journée.[/size]
[size=12]- Et mon filleul et neveu ? Il se décide enfin à vous laisser dormir ?[/size]
[size=12]- Oui, Aloon dort aussi, sourit sa sœur en retour, mais il promet d'avoir le même caractère que toi... ce ne sera pas ton filleul pour rien ! »[/size]



[i] [size=12] Alors que frère et sœur riaient doucement, au loin, sous les arbres, un être qu'on eu pu dire constitué d'ombre, plus noir encore que la nuit, s'avançait, derrière elle des centaines d'êtres semblables et d'autres plus grands ou plus petits, venaient. Ils s'arrêtèrent tous à la limite des arbres et de la clairière, des ténèbres et de la lumière chiche que dispensaient les étoiles, de la mort et de la vie. Un courant d'air frais parcouru alors la forêt, à peine un souffle d'air qui porta l'odeur de souffre et de vice, de malheur et de mort, jusqu'à Allya et Aldier.[/size]
[/i]

[size=12]« Tu as sentis ?! bondit ce dernier[/size]
[size=12]Oui... Démons ! hurla Allya. Démons ! Alerte, démons ! »[/size]







[i][size=12] La suite sembla se dérouler comme dans un rêve pour Allya, ou plutôt un cauchemar. Au son de son cri, toute la maisonnée s'éveilla, Eykolan sortit sur la terrasse avec l'enfant dans les bras, et le donna à Allya, il repartit sur ces mots «  Aldier, elle doit pouvoir s'échapper, Allya, va prévenir Astranaar, on va avoir besoin de renforts ! » il fonça ensuite tenir la porte principale, avec les autres guerriers présents, tandis que les chasseurs, prenaient position sur le toit et que tous les autres prenaient place là où ils seraient utiles. Mita surgit soudain devant Aldier et Allya et les guidas aux écuries, elle sella un tigre en quelques secondes et plaça Allya dessus, son fils dans ses bras, alors qu'elle ordonnait à Aldier de détacher les autres tigres et de les placer devant la porte, elle dit ces mots à Allya « Va, file comme le vent, plus vite que tout ce tu as osé à ce jour, sans te retourner, vas à Astranaar, vas et reviens, avec des renforts. Et surtout, surtout, une chose, il y a une chose... souvient toi : Rage, sang, mort pour la déesse, honneur et respect du souvenir, alors n'oublie pas, venge et vit, ton fils sera druide, la voie des lames t'es ouverte, suis là ! »[/size]


[size=12] Les portes s'ouvrirent alors, laissant passer un flot de tigres faisant entre un mètre et un mètre cinquante au garrot, au centre de la meute était Allya, juchée sur un bête noire rayée, son fils dans les bras, les dents serrées, les yeux humides. Tandis qu'Aldier verrouillait l'accès aux écuries depuis la maison, Mita rejoignit le centre de la maison, prenant place sur une plate forme dominant la pièce commune. Une première vagues d'être hideux avançait déjà sur la demeure qui révélait sa véritable nature : un forteresse, maison de Mitarine Trametemps, chasseresse de renom. Celle-ci balança la tête en arrière et rugit, son appel résonna dans toute la forêt, tandis que les premières flèches abattaient les démons qui venaient à découvert.[/size]
[/i]





[size=12] [i]Moins de dix minutes plus tard, Astranaar[/i][/size]


[i][size=12] Allya arrive devant le premier pont de la cité intérieure, elle passe les porte et s'élance vers le corps de garde le plus proche, elle explique en quelques mots essoufflés ce qu'il se passe chez elle. Alors que sonne la cloche d'alarme sonne les sentinelles, sortent des baraquements, de la forêt, une longue colonne s'élance vers la vallée, des chasseresses sautent sur les tigres venus avec Allya, leur fameux glaives à la mains et s'élancent en tête, suivant Allya qui les guide. Alors que les guerrières et la conteuse arrivent à l'entrée de la vallée, la maison est en flammes, entourée de démons un percée semble avoir été pratiquée par un groupe de guerriers, couverts par les quelques chasseurs encore en vie sur un toit qui flambe sous les boules de feu tirées de la forêt. [/size] [/i]




[size=12] [i]Retentit alors un cri de haine et de rage[/i] [b]« Venez, démons, venez mourir, je suis Mitarine Trametemps, j'ai combattu la première invasion de la légion, et j'ai survécu, alors ce n'est certainement pas vous qui allez me faire peur. Venez ! »[/b][/size]








[i] [size=12] [i]Quelques jours plus tard,dans la vallée, une Elfe est agenouillée, devant elle un carré de cendres fumantes, seule trace de ce qui fut sa demeure, celle de ses ancêtres, et celle de leurs ancêtres avant eux. De cela il ne reste rien, rien d'autre qu'un souvenir, un souvenir de mort, un souvenir de peur et de destruction. Allya se lève et, alors qu'elle parcours les cendres, un objet attire son attention, elle se penche et ramasse ce qui semble être une lame, elle essuie les cendre et la suie qui salissent l'arme sur sa tunique et reconnaît l'arme de son aïeule, sur la lame sont gravé quelques mots en une langue que seuls lisent les conteurs, Allya lit, comprend. Elle ferme les yeux et murmure : « Je n'oublie pas Mita, je n'oublierai jamais. »[/i][/size]






[size=12][i] Suite à cet épisode on ne sait pas trop ce que fit Allya pendant près d'un millier d'années. Puis elle reparut lors de l'affrontement au mont Hyjal et, lames à la main, elle combattit les démons avec les siens, les orcs, les hommes, les taurens, et tous ceux qui s'étaient alliés contre Sargeras. Elle assista au miracle de la destruction du Titan Noir, puis repartit sur les routes. On sait qu'en l'an 27, elle était en Norfendre, on sait aussi qu'elle s'est liée des être pour le moins différents et étranges : ses deux élèves, une Draeneï nommée Aldenai tout d'abord, puis un nain du nom de Mjöd; mais aussi un paladin appellé Asimov, Draeneï lui aussi, âgé de plus de 10 000 ans, mort aujourd'hui sous la lame des chevaliers de la mort. De nombreux autres encore. Maintenant Allya se remet lentement d'une blessure qui l'a diminuée gravement. Elle conserve cependant toujours la farouche envie de tuer, de se battre, sa haine des démons est intacte et elle reprend l'entraînement pour continuer la lutte. [/i][/size]
[/i]









[size=12][u][b]Ndl'A :[/b][/u][b] Fin de la première partie, la suite a été rajoutée par épisodes sur plusieurs semaines/mois, de réflexions diverses.[/b][/size]
















[size=12][b] [/b][i]An ???? avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres par Medivh, le dernier Gardien.[/i][/size]






[i] [size=12] Dans la forêt d'Orneval, une ombre rode, passe de lieu en lieu, plus noire que la nuit et que les ombres que projette la Lune. L'ombre se meut sans bruit, elle s'approche d'une demeure isolée dans la forêt. Toutes les fenêtres sont éteintes, nul bruit ne sort de la maison, la créature est sous le vent... parfait. Personne ne la sentira venir, elle sourit, montrant ses crocs acérés et suintants de venin. Alors qu'elle se ramasse pour sauter directement du couvert des arbres au toit, elle [i]sent[/i] quelque chose, un moment d'arrêt, puis plus rien, elle se tend et bondit... enfin essaye. Sa tâche se voit compliquée par la séparation brutale et douloureuse de sa jambe droite du reste de son corps. La créature se retient de pousser un râle de douleur, préférant rouler en boule et tenter de s'éloigner de [i]ce[/i] qui a pu la blesser. Elle se retourne et un rai de Lune inopportun l'éclaire, on peut alors distinguer les traits du satyre, et sa blessure, il perd déjà moins de sang, une sombre énergie commence à faire se régénérer sa jambe. [/size]


[size=12] C'est alors que son adversaire sort de l'ombre. Immense et aux cheveux blancs ivoire, les yeux d'argent, l'Elfe sort des ténèbres, elle porte deux lames longues, dont l'une ensanglantée, elle repousse négligemment du pieds la jambe coupée du satyre et lui adresse un sourire carnassier... non, plus, un sourire de prédateur, un prédateur qui ne chasse pas pour se nourrir, un prédateur qui choisit ses proies par haine de celles-ci, qui choisit sa proie et la traque, jusqu'à l'extermination totale. Le satyre est tétanisé, non pas de douleur, non, mais de terreur, il manque tout juste de fuir en hurlant sa peur, mais se retient, il sait que c'est la condition de son hypothétique survie, il doit gagner du temps, sinon il va se faire executer, tout simplement.[/size]
[/i]



[size=12]« Que... qui ose ?![/size]
[size=12]- Ferme-la, raclure, traître, tais-toi, à moins de vouloir que je te fasse taire moi-même...[/size]
[size=12]- Mais... proteste l'éclopé, je...[/size]
[size=12]- ]Tout de suite. »[/size]



[i][size=12] Le déchu, l'Elfe qui a trahi les siens pour la légion, qui est devenu satyre, se tait. Le ton de son adversaire était presque aussi tranchant que ses lames, il n'était même plus sûr de pouvoir jamais parler. L'Elfe le regarda dans les yeux, le fixant, soutenant son regard, l'abject y découvrit un passé détruit, une haine sans nom, une détermination à tuer dont même les plus sanguinaires de son clan n'avaient jamais fait preuve. Il fut presque aveuglé par l'argent du regard de son bourreau, il cligna des yeux et le moment passa, laissant une ombre de terreur sur son visage, une ombre qui s'ancra et qu'il n'eut pas la force de cacher.[/size][/i]




[b] [size=12]« Maintenant je suppose que tu veux savoir ce que je te veux, et aussi qui je suis... alors je vais te répondre, après tu mourra. Je suis Allya Trametemps, dernière survivante de ma lignée, et je veux te tuer pour venger la mort des miens, je veux te tuer pour protéger les habitants de cette maison, je veux te tuer parce que du moment où je t'ai aperçu, rodant, j'ai su que j'allais te tuer, Bones, alors meurs maintenant. »[/size]
[/b]



[i] [size=12] Allya leva les deux bras à l'horizontale découvrant ses avants-bras et son ventre nus, le satyre y vit les tatouages des conteurs et comprit alors deux trois choses qu'il rangea dans un coin de son esprit, pour le cas où il survivrait à la confrontation. Le dénommé Bones se leva et se retourna, tentant de courir vers les bois sur ses deux jambes dont une neuve, espérant y semer son adversaire, il fut ralenti par deux lame qui vinrent percer son abdomen par le devant. Il leva la tête et rencontra le regard de mort d'Allya. Elle dégagea ses lames et les croisa sous la gorge de son adversaire. « Bien essayé, mais perdu » elle accompagna ces mots de son sourire le plus inquiétant et trancha la tête d'un satyre ébahi. [/size] [/i]














[size=12]An ???? avant l'ouverture de la Porte des Ténèbres pas Medivh, Reflet-de-Lune.[/size]


[size=12]« Bonsoir Allya Trametemps, le voyage s'est bien passé ?[/size]
[size=12]- A merveille Silva, merci. Si vous voulez bien prendre soin de cet hippogriffe, je repars ce soir.[/size]
[size=12]- Si tôt ? Il serait pourtant heureux de vous revoir, vous êtes sûre ?[/size]
[size=12]- Oui Dame Fil'Naveth, je tiens à ce qu'il ne sache rien encore un temps,... pour sa protection et sa sauvegarde, ce sera plus sûr[/size]
[size=12]- C'est votre choix amie, il va bien je crois, Maître Méandre-de-Rivière vous attends à l'endroit habituel, répondit un Tauren qui était là.[/size]
[size=12]- Merci bien Vent-des-Plaines, puisse Cairn encore longtemps mener les Taurens sur la voie de la sagesse et nos deux peuples coexister en ces lieux bénis à jamais, répondit l'arrivante en s'inclinant devant les maîtres des cieux. »[/size]





[i][size=12] Allya s'en fut alors pour une grande battisse qui se dressait là, quand soudain Allya se retrouva avec un jeune Elfe aux yeux dorés aux bras, il était sortit de nulle part, bondissant sur elle. Il avait tout au plus une douzaine d'années en apparence., ses cheveux verts coupés mi-long lui tombaient jusqu'aux épaules. Il se nicha dans les bras de la guerrière comme un enfant dans les bras de sa mère.[/size][/i]


[size=12]« Ça fait longtemps que tu n'es plus venue Tant'Allya, je croyais que tu m'avais oublié.[/size]
[[size=12]- Moi ? fit la combattante, t'oublier ?! Où est-ce que tu vas chercher ça petit garnement ? puis avisant un druide d'aspect plus âgé, Maître Méandre-de-Rivière, je suis heureuse de vous voir.[/size]
[size=12]- Et moi également, il vous réclamait de plus en plus, il semble qu'il soit très attaché à sa « tante »[/size]
[size=12]- Qu'y puis-je si mon « neveu » se plaît en ma compagnie ? Cela n'interfère pas avec son enseignement au moins ?[/size]
[size=12]- Bien sûr que non, il progresse vite, il sera près, un jour pas si lointain, à prendre la route. Vas jouer avec les autres Aloon, dit-il à l'enfant, je dois m'entretenir avec ta tante.[/size]












[size=12]An ???? avant l'ouverture, Reflet-de-Lune[/size]

[i]Malgré l'heure tardive, une demeure est encore éclairée, deux personnes : un maître druide et une Elfe, un guerrière à ce qu'il semble. Leur discussion est animée, mais presque silencieuse pour préserver le sommeil des autres.[/i]

"Voici près d'un siècle qu'il est ici, un siècle que vous lui mentez... pourquoi ?
- Pour sa protection, Maître druide, je vous l'ai déjà dit ce me semble.
- Pour le protéger de quoi alors ? demande son interlocuteur sans se départir de son calme
- De mon passé, du sien, pour que sa lignée vive.
- Sa lignée ? Et vous ... 
- Il est le dernier descendant de sa lignée, le dernier Trametemps.
- Le dernier en date oui... mais... tente l'autre
- Non ! C'est le dernier, je ne me considère plus comme vivante depuis longtemps. Très longtemps.
- Je persiste à penser qu'Aloon doit savoir.
- Il saura...
- Quand ? après votre mort quand il faudra le lui dire à votre place ?"
[i]
Le Maître pâlit sous le regard que lui lança la guerrière. Il regretta immédiatement ce qu'il venait de dire car il savait que c'était stupide, il savait ce que cette femme ressentait pour l'enfant. Elle était torturée à chacun de ses départs d'ici à l'idée de le quitter, mais ne pouvait s'empêcher de partir pour mieux maintenir le mensonge. "Nul besoin de répondre, ce que j'ai dis était absurde." l'Elfe lui sourit, pas un sourire méchant, mais pas gentil non plus, un sourire au sens plus clair que les mots... Lorsqu'elle repartit sur un hippogriffe au milieu de la nuit, il se remémora ce regard, et ce qu'il avait ressenti, ces mots murmurés par l'argent d'un regard à l'esprit : "Je vous pardonne cette fois, mais si vous insinuez à nouveau ne serait-ce que l'idée que vous venez d'émettre je tiendrai ma promesse." La promesse d'un sourire, le sourire d'un prédateur pour sa proie.
[/i]



[size=12][i]Astranaar, de nos jours, au début de la soirée[/i][/size]

[i]Un hippogriffe arrive, il porte une Elfe qui saute de son dos aussitôt la bête posée. Une Elfe qui court vers l'auberge et passe en coup de vent, ignorant le salut de ses pairs, ignorant l'aubergiste qui tente de la retenir et de lui parler, ignorant même la chasseresse et ses familiers qu'elle apprécie tant. Elle se contente de bondir sur la passerelle menant aux étages et arrive en haut du bâtiment en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Là, enfin, elle s'arrête. Elle reste comme figée par la vérité criante de l'image, alors qu'elle pensait possible que lui mentent les mots. Les mots de cette lettre, reçue la veille, au soir tombant.

Dans la pièce sont trois lits, l'un d'eux est occupé, un Elfe au yeux caves, portant un impressionnant bandage, récent dirait-on, mais qui laisse percer des couleurs effrayantes de maladie incurable. Il respire, la question est de savoir pour combien d'heures encore. Derrière Allya, puisque c'est elle, arrive l'aubergiste, exténuée. Elle jette un regard au druide qui veille le convalescent. Puis sans dire un mot, sans un signe, elle redescend, suivit du druide qui se permet tout juste de poser la main sur l'épaule de la guerrière en sortant, un geste de soutient, de pitié, de réconfort. Une parcelle de chaleur dans un monde qui se glace, pour un cœur qui aurait tant voulu mourir déjà...

S'approchant du lit, elle laisse tomber son casque sur le sol, pose ses armes sur les couches voisines. Elle s'agenouille dans un bruit de métal. C'est un geste dépourvu de douceur, un geste d'abandon, mais toujours marqué par la grâce de son peuple, même face à la mort. Elle retire ses gantelets de maille et arrange les cheveux de celui qui agonise sous ses yeux, geste machinal, familier, une illusion de normalité aux portes de l'oubli. Elle prend ainsi quelques minutes pour inspecter les pansements, éponger la sueur de la fièvre, arranger les plis de la robe en lambeaux que porte le mourant.

Enfin elle se lève, puis commence à retirer sa lourde armure pour revêtir des vêtements plus confortables, illusion encore, alors que son univers s'effondre et que l'espoir la quitte petit à petit, toujours un peu plus, à chaque fois qu'elle expire... Remontent alors les souvenirs.[/i]

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[i]3 siècles auparavant, Quelque part dans Reflet-de-Lune[/i]

[i]Deux Elfes sont assis au bord du lac, au dessus des chutes. Lui est un druide, ses yeux d'or brillent d'un éclat d'intelligence et de malice. Elle a les cheveux d'argent, du même argent que son regard. Elle sort de sa bourse un objet enveloppé dans du velours sombre. Un objet sphérique. Elle le lui tend. Intrigué, mais visiblement excité, il prend l'objet et le déballe avec précaution et respect. Il reste ébahi un moment devant le présent, de même que tous les druides alentours lorsqu'ils le virent. Ils ne purent s'empêcher de sourire devant l'amour de la "tante" pour son "neveu" et devant la valeur du présent qu'elle venait de lui faire...[/i]


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[i]250 ans plus tôt environ, Quelque part au pied de Teldrassil.[/i]

Allya, vêtue seulement d'un pantalon de cuir et d'un tunique de lin, sortit de l'eau la première. Elle prit le temps de respirer l'air pur du lieu et de sentir la terre sous ses pieds nus. Enfin elle s'avança. A sa suite sortit de l'eau un druide qui reprit sa forme normale aussitôt à terre. Il leva la tête, toujours impressionné par la hauteur de Teldrassil, le refuge de son peuple, puis reporta son attention sur Allya. Celle-ci se dirigeait vers deux arbres situés au fond du bout de terre qui émargeait de la crique.

"Où sommes-nous ? risqua Aloon
- A quelques minutes de nage de Rut'Theran, répondit Allya sans prendre la peine de se retourner.
- Et que venons-nous faire ici ?
- Viens voir."

[i]Il acquiesça et contourna les arbres. Il trouva alors Allya agenouillé devant une cavité, dont elle était en train d'extirper un coffre. L'ouvrant, il put apercevoir un fouillis de reliques, dont Allya extirpa une lame courte qui aurait pu être neuve si son reflet ne semblait renvoyer à qui le regardait un jugement vieux de plusieurs millénaires.[/i] 

"Qu'est-ce qui est écrit ?
- C'est la teneur de mon serment.
- Je vois. Elle est superbe.
- Elle est restée immortelle, contrairement à nous."

[i]Sans mot dire elle rangea la lame et le coffre, rebouchant la cache. Puis, précédant Aloon, elle se remit en route pour Rut'Theran et plongea dans les eaux froides de la mer.[/i]

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[i]Non loin d'Astranaar, il y a moins d'un siècle.[/i]

[i]Aloon fit tournoyer son bâton et feinta avec de porter un coup d'une rapidité étonnante, mais insuffisante. Son adversaire esquiva sans peine et tournoya pour lui envoyer un coup de pied dans le ventre. Il évita, non sans mal, l'assaut et tenta une riposte maladroite qui lui valu un atémi dans le ventre, enchaîné avec une claque du revers de la main qui l'envoya valser, souffle coupé, plus loin dans l'herbe.

Roulant sur lui-même, il ferma les yeux. Ses paupières se rouvrirent sur un regard fauve et jaune, le loup noir, immense, se mit en position d'attaque et chargea l'Elfe calme qui le regardait, avec une ombre de sourire sur le visage. Celle-ci fit un pas de côté et tourna sur elle-même. Dans le mouvement elle esquiva l'assaut et déséquilibra le loup juste assez pour lui faire faire un roulé-boulé mémorable qui trouva fin dans le lac d'Astranaar. C'est un Aloon mouillé et essoufflé qui en sortit. Il s'inclina devant son adversaire qui s'empêchait tant bien que mal de rire. Allya finit par lui sourire et l'aida à se redresser. Ils repartirent vers la ville, elle lui donnant des conseils que son expérience lui avait enseignée, lui écoutant attentivement, se préparant au prochain entraînement avec sa tante.[/i]

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[i]Astranaar, de nos jours, milieu de la nuit[/i]

[i]Vêtue de sa seule robe de soie noire, Allya était agenouillée au chevet du druide mourant. Elle avait depuis longtemps perdu contact avec la réalité, laissant ses souvenirs l'ensevelir, l'emplir. Joie, peine, bonheur, tristesse, nostalgie, promesse, douleur, serment, peur aussi, peur de ne pouvoir tenir son serment, la peur d'échouer, discrète, mais présente, tapie dans les ombres de l'âme, rognant sur la lumière, étendant son domaine un peu plus chaque jour depuis près de douze siècles...

Soudain un gémissement la sortit de sa rêverie, elle se redressa sur ses genoux et posa la main sur le front brûlant de fièvre d'Aloon. Elle l'épongea et murmura des sons sans queue ni tête, insistant juste sur le ton, doux au possible, pour calmer le mourant. Celui-ci, peut-être à cause du contact frais de la main sur sa joue, ouvrit les yeux, l'éclat d'or terni par la maladie rencontra l'argent vif de ceux d'Allya, il sembla alors se détendre un peu et sourit, bien qu'avec difficulté.

Il chercha et parvint à capter le regard d'argent, lui posant une question muette. Allya se pencha et murmura à son oreille :[/i]
"Nul ne sait, Aloon, ce qu'il advient des morts. Mais tu resteras dans mon cœur, avec ton père, avec Mitarine, avec ton oncle, avec tes grands-parents, et tous nos aïeux.
- Et ma mère ? parvint-t-il à articuler
- Tu n'as pas de tante, Aloon, tu n'avais qu'un oncle, Aldier, et un père, Eykolan, mon époux. Je voulais te protéger, je suis désolée..."

[i]Sous le choc de la révélation, les yeux d'or s'agrandirent. Puis ils reconnurent les traits d'un souvenir. Le souvenir d'une mère crue morte depuis longtemps. Un évidence qui enfin se révéla, a travers le mensonge, à travers la colère inutile, amplifiant la joie et la paix du cœur. puis ils murmurèrent un remerciement muet avant de se refermer. Aloon se détendit, souriant à celle dont il avait toujours su qui elle était, cependant sans jamais le voir. Il se rendormit.

La nuit passa, puis un soleil timide apparu au dessus de la cimes des arbres centenaires de la forêt. Il fut bien vite caché par des nuages noirs, lourds de pluie, sombres et comme envoyés pour priver de toute lumière les dernières heures du mourant. Allya resta, sans bouger, agenouillée au chevet de son fils. Elle prit soin de lui et fit son possible pour adoucir ses derniers instants, épongeant la sueur de sa fièvre, le rafraîchissant au mieux dans l'air lourd d'avant l'orage...


Quand enfin le soleil sembla poindre à nouveau, ce fut pour passer sous les nuages et disparaître à l'horizon. La nuit prit ses droits, les étoiles, mères des Elfes, restèrent masquées par les nuées. La Lune fit alors son apparition, blafarde et pâle comme la mort, entourée d'un halo qu'on distingua à travers les nuages. Puis elle finit par passer derrière une zone d'ombre plus épaisse, pour disparaître. Aloon inspira alors bruyamment et toussa, puis s'apaisa. Alors qu'il rendait son dernier souffle, son visage se départit du rictus de douleur qu'il portait et sa main lâcha celle de sa mère qu'il tenait depuis le matin. Au loin gronda le tonnerre, puis la pluie vint, écho céleste aux larmes d'Allya, amplification du chagrin d'une mère qui voit le dernier des siens mourir, en la personne de son fils.[/i]

[center]*
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[i]Cimetière d'Astranaar[/i]

[i]La pluie se mit à tomber de nouveau, Allya y resta insensible, tout autant qu'à tout autre chose depuis la veille au soir. Il avait fallu enterrer son fils assez vite, à cause de l'humidité de l'air qui eu fait pourrir le corps. Derrière une Allya armée comme pour partir à la guerre, se tient Raene Mène-Loup, la chasseresse.[/i]

"Que vas-tu faire maintenant ?
- Je vais partir à la chasse...
- Quel genre de chasse ?"

[i]Allya se retourna et plongea son regard dans celui de Raene. Raene eu un mouvement de recul, comme si c'était le regard d'un mort qu'elle voyait. Le regard d'un être n'ayant plus rien a perdre que sa vie... et encore. Elle sut quel chemin serai désormais celui d'Allya. Elle la raccompagna aux griffons et lui donna l'accolade des chasseurs, lui souhaitant de la revoir un jour. Allya promit et sourit, sans conviction concernant l'un comme l'autre. Puis elle partit vers un destin qu'elle n'avait fait que repousser jusqu'alors, et qu'elle était prête à embrasser enfin, pleinement, sans que quoi que cela soit ne la retienne.[/i]


[b][i]/HRP//J'aimerai dire que l'histoire d'Allya pourrait se terminer ainsi, mais ce serai faux. La seule fin que présente cet écrit n'est autre que la manifestation du dernier caprice d'un joueur lunatique. Je ressentais le besoin de d'exprimer ce qui pouvait pousser quelqu'un à s'engager sur une voie sans retour possible, dont on meurt un jour. Une voie au sein de celle qu'est la vie et sur laquelle, là non plus, on ne peut faire demi-tour.. pas réellement en tous cas. Pas encore...  Wink  En espérant que cette histoire vous ai plus.//HRP/[/i][/b]


[i]A Astranaar, sur une tombe du cimetière, gît ce qui fut une queue de cheval dans la coiffure d'une Elfe, argentée et rendant à la Lune son éclat. Elle est entourée des roses noires qui poussent parfois sur les tombes des Druides, et elle entoure elle-même le pied d'une unique rose blanche qui point là. Comme une larme d'ivoire dans un océan de jais.[/i]


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MessagePosté le: Ven 19 Nov - 00:28 (2010)    Sujet du message: Publicité

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