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[Humaine][Voleuse] Lillianne Faïrinnemah Shadowstick

 
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Daclusia
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MessagePosté le: Dim 7 Nov - 16:22 (2010)    Sujet du message: [Humaine][Voleuse] Lillianne Faïrinnemah Shadowstick Répondre en citant

[hr] Nom : Réel: Shadowstick Adoptif: Faïrinnemah
Prénom: Lillianne
Sexe : Garçon manqué ( Fille, mais pas encore femme )
Age : 19 ans.
Race : Humaine.
Famille: Parents décédés.
-Père adoptif: un gnome du nom de Salazar Faïrinnemah. Décédé.
Classe : Vagabonde, mais pour rentrer dans les classes préfabriquées, on va dire voleuse.

[hr]
Points forts : Dotée d'une faculté d'analyse et de réflexion hors du commun, Lilli peut aisément comprendre la façon de fonctionner d'une machine, sa curiosité naturelle n'étant satisfaite que lorsqu'elle est capable de reproduire une technologie quelconque, voir de l'améliorer un peu au passage.
La jeune femme a également un très bon contact avec les animaux, la plupart des bêtes venant se frotter à sa jambe en attente d'une caresse ou d'une gâterie.

Points faibles : Lilli vit dans son monde, en dehors de la réalité. Son isolement lui donne une vision biaisée du monde, et ne connait pas grand chose de celui-ci.
Ayant de grande difficultés à nouer des relations, elle a tendance à se montrer craintive envers tout et n'importe quoi, et a beaucoup de mal à rester dans un endroit rempli d'inconnus.
Elle a toujours eu un comportement étrange, mais maintenant... Elle rentre dans ce qu'on appelle les fous...

[hr]
Description Morale : Comment décrire Lillianne le plus précisément possible...? On peut déjà dire qu'elle est très paradoxale. Les autres lui sont aussi toxiques qu'elle en est dépendante. En effet, son agoraphobie ne l'empêche pas de chercher et d'avoir besoin d'affection, au point qu'elle se force à paraître souriante et joyeuse. Cela ne veut pas dire qu'elle se force toujours à sourire néanmoins. Seulement envers les personnes en qui elle n'a pas confiance. Une taverne pas trop remplie, voilà un endroit qu'elle peut supporter. Une place de marché... Et la voilà totalement perdue.
Une fois la glace brisée, Lilli devient très vite  très affectueuse et chaleureuse, à la limite de se rouler en boule sur les genoux des personnes qu'elle aime le plus.

Souvent bornée, elle n'arrive pas à se conformer aux normes du monde civilisé, et souvent préfère s'enfuir pour s'enfermer et penser que d'écouter les cours de bonne manière ou de cuisine. Les seules leçon qu'elle suit avidement étant celles d'ingénierie, et éventuellement celles qu'elle apprend des mineurs revenus de leur labeur et passant un bon moment à la taverne. Il n'est pas rare pour elle de les accompagner dans les entrailles de la terre, ne serait-ce que pour mériter les pièces dont elle a besoin pour travailler sur ses machines, ou pour trouver des pierres précieuses, dont l'éclat l'a hypnotisé. Pas pour leur valeur commerciale, non. Parce que ça brille. Et cela se révèle bien pratique, l'argent étant une chose qu'elle ne comprend pas, lorsque le moment de l'addition est venu, d'avoir toujours une dizaine de cailloux brillants sur soi.

Réagissant très instinctivement et réfléchissant passivement, on peut un peu comparer sa situation à de l'autisme, et sur bien des points c'en est près. Ses crises de génie une fois penchée sur une machine la coupent totalement de son environnement, et malgré le fait qu'une concentration la plus totale apparaisse sur son visage alors qu'elle se murmure des formules mathématiques inventées avec ses propres mots, elle est bien incapable, en dehors de ces moments, d'être autre chose que l'enfant qu'elle est. Le plus souvent , elle ne sait pas expliquer ce qu'elle fait, et si quelque chose a le malheur de la déranger, elle se retrouve complètement incapable de continuer son travail, coupée dans son élan.

 Comme souligné, Lilli se force à être joyeuse en présence d'inconnu, pour éviter que ceux-ci ne la fuient, aussi ses bonds affectueux ne sont-ils en fait que des appels à l'aide destinés à vérifier si une personne est capable de l'accepter, ou si elle sera repoussée peu importe ses actions. Malgré tout ce qu'elle laisse paraître, la solitude est un grave fardeau pour elle, et parfois, le soir, elle fond en larme, coincée en position fœtale, pour se réveiller, sourire aux lèvres, comme si rien ne s'était passé. Une fois une personne confirmée comme étant un ami, ou au moins une personne l'appréciant, cependant, elle devient une tempête d'affection bien difficile à éviter ou à calmer.

N'ayant aucune idée de " bien " ou de " mal " , ces notions ne voulant rien dire pour elle, pas plus que la "bonne conduite", celle-ci agit souvent sans réfléchir plus loin que le bout de son nez, et ne mâche pas ses mots, exprimant ainsi directement sa pensée ou son avis, peu importe à quel point les mots sont bruts. Cela s'étend également au domaine de la distinction " homme/femme ", et à celle des races. Pour elle, tout ce qui la séparait de son père adoptif était le sexe, puis les seins quand elle a commencé à en avoir, aussi la galanterie ou la place d'une femme, n'ont aucune existence ou importance pour elle.
Elle a cependant eu le temps de comprendre que ce qui est " bien " c'est ce qu'on approuve, et que ce qui est " mal ", c'est ce qui fâche. Ainsi, elle sait qu'il est mal vu d'entrer chez quelqu'un pour prendre un objet qui parait joli, mais c'est parfois trop dur pour elle de résister, même si elle finit toujours par rendre l'objet si on l'attrape. Au delà de ça... Peu de choses lui paraissent sensées quand on parle de bien et de mal. Pourquoi serait-il bien d'obéir à tel dieu? Et puis d'abord, c'est quoi un dieu? Pourquoi serait-il mal de pactiser avec un démon, et d'abord, c'est quoi un démon? Aujourd'hui encore, elle n'a pas obtenue de réponse concluante, et pas qu'à ces deux questions là.

Autre petit détail: elle s'exprime souvent maladroitement et à la manière d'un enfant, utilisant des mots tels que " un zozio ", ou " un méssant pas zentil ", et adore par dessus tout la viande grillée.


Description physique : Lilli est un peu plus petite que la moyenne, et possède un corps svelte et élancé, compensant en agilité ce qui lui manque en musculature. La vie dans les Salines l'a gratifié d'un teint bronzé s'accordant parfaitement avec ses yeux noisettes et ses cheveux châtains, qui, avec le soleil, ont déteint vers le roux. Malgré son corps menu, Lilli dispose d'un corps bien fait et de formes harmonieuses, même sans disposer d'un fessier ou d'une poitrine énorme. Le tout lui donne, et malgré son caractère, une sorte de beauté exotique et discrète, que beaucoup ne voient pas à cause des odeurs de graisse et d'huile de moteur qui émanent d'elle, résidus des nombreuses heures passées à l'atelier.
Une moitié de son visage est un peu cachée par une mèche de cheveux tombant sur la droite de son visage, et attachés en une courte queue de cheval, dont s'échappent encore et toujours des mèches rebelles et des cheveux en bataille.

Niveau vestimentaire, Lilli s'écouterait bien pour ne rien porter, trouvant les vêtements une gène plus qu'autre chose; force lui a été de reconnaître qu'il était bien pratique d'en porter pour éviter d'être sale lorsqu'on manipule de l'huile de moteur ou pour se protéger du froid glacial régnant parfois une partie de l'année. Mais elle se limite au strict nécessaire: un débardeur et un pantalon rapiécés, bien trop larges pour elle, parsemés de part et d'autres de tâches non identifiés, et empreint de l'odeur habituelle qui s'échappe d'un atelier gnome ou gobelin. Le pantalon, cependant, est en bien plus mauvais état, raccommodé à de nombreux endroits, et de nouveaux trous commençant à apparaître de ci de là, attaché à la taille par une ceinture composée en tout et pour tout d'une corde. Trouvant les chaussures inconfortables et trop serrées, elle ne porte aux pieds que de simples sandales de paysan, pardessus de fines chaussettes blanches, étrangement maculées quand on les compare au reste de sa tenue.. Ses mains sont le plus souvent engouffrés dans des mitaines en tissu brun, d'aussi mauvais état que le reste de sa garde robe, et orné d'un grand trou sur le dos de la main du gant gauche, qu'elle garde " parce que c'est joli ". Seule coquetterie de son style vestimentaire, avec des boucles d'oreilles en argent, deux accrochées à chaque oreille, ainsi que des lunettes d'ingénieur offertes par son père adoptif, et qu'elle considère comme un de ses biens les plus précieux. Quand les températures commencent à monter, il n'est pas rare de la voir trainer en petite culotte, ne portant rien de plus que celle-ci et son débardeur trop grand.
Dernier détail, un médaillon en argent qu'elle garde encore plus précieusement que ses lunettes, un médaillon en argent prétendument offert par son vrai père, avant la mort de celui-ci. Note de Lillianne: " Il sent comme maman. Je sais que j'ai pas beaucoup vu maman. Mais il sent comme elle. "


[hr]

" Tu en ês certain? Je connais la situation... Je sais ce qu'il se passe... Mais tout de même... Es-tu sûr d'avoir bien réfléchi? "

Le gnome était nerveux. Et c'était bien normal. Son ami s'apprêtait à partir vers une mort certaine, à répondre à l'appel de la guerre. Mais le petit personnage n'eut même pas besoin de réponse. L'expression sur le visage de l'humain était on ne peut plus clair. Il allait combattre pour protéger sa fille. Qu'il vive ou qu'il meurt, sa sécurité était tout ce qui lui importait. Malgré tout, le demi-homme était nerveux. Il resta là, à fixer son camarade les yeux dans les yeux. Une larme coula sur sa joue, se frayant un chemin parmi les poils de sa barbe. Après une embrassade en guise d'adieu, l'homme s'agenouilla auprès d'une petite fille. Elle avait 10 ans, à vue de nez.

" Ma fille... Je vais devoir partir. Je ne peux pas te dire quand je reviendrais... Ni même si je reviendrais. Mais je veux que tu saches une chose: si je ne reviens pas, je serais toujours avec toi, ici. "

Il appuya gentillement au milieu du buste de la petite fille. Comme si elle avait comprit que son père ne reviendrait pas du tout, elle échangea avec lui une dernière étreinte. Avant de disparaître dans l'encadrure de la porte. Le vieux bonhomme, que la gamine dépassait déjà, lui adressa un sourire qu'on sentait forcé, alors que d'autres larmes venaient se percher avec la première dans la forêt vierge lui servant de barbe.

Oui, ces souvenirs, ils étaient intacts dans la mémoire de la jeune fille. Jamais elle n'oublierais ce jour. Jamais. Elle serra dans sa main le pendentif que lui avait donné son père, l'attachant autour de son cou lors de ce dernier contact physique avec lui. Depuis, elle n'en avait plus le moindre doute: son père la regardait. Quelque part. Avec sa mère. Peut être même juste à côté d'elle, mais si c'est le cas, elle ne les voyait pas.
Lilli contempla le sol à ses pieds. La vie avec le vieux Salazar, lui permit de retrouver le sourire, malgré cette perte. 9 années. Ce furent 9 années, en tant qu'apprenti de ce vieux rabougri, à décortiquer toutes les machines que le vieux bonhomme créait; sous son œil à la fois effrayé de la déconcertante facilité de la jeune fille à s'exécuter, et admiratif du talent avec lequel elle apprenait, et le tout sans qu'on lui apprenne quoi que ce soit. En 9 ans, elle avait pratiquement atteint le niveau de son maître, ou du moins, c'est ce qu'il disait, même si la jeune fille se répétait que tant qu'elle n'aura pas apprit à construire chaque machine sur ce monde, elle n'en saurait pas assez.
9 années à aller à la mine tous les deux jours, avec ces grands bourrus très gentils, qui chantaient en creusant, creusaient en chantant, avant d'aller se détendre dans la tente de l'alambique, qui servait pour l'occasion de distillerie et de taverne, et de contempler son butin en pierres précieuses, ou bouts de verres assez brillant pour sûrement en être, bande d'ignares.
9 années... Qui avaient terminées comme elles avaient commencé.

" Mais aujourd'hui, j'ai grandit... "

Lilli doutait. En effet, elle avait grandit... Mais elle avait toujours peur. Cette peur, elle prenait ses racines loin... Très loin. Un temps qu'elle même aurait voulu oublier. On lui a un jour dit que tenter d'oublier son passé, c'était condamner celui-ci à nous hanter. Effrayée par cette idée, elle avait tenté à plusieurs reprises de s'en remémorer, mais frissonnait trop à chaque fois pour pouvoir aller bien loin dans sa mémoire.
Cet évènement, en fait, fut un peu dû au hasard. A un hasard truqué. Elle avait 4 ans à l'époque, et venait d'entrer à l'école, en plein milieu de l'année. Lors de la récréation, elle avait accouru à un rassemblement d'élèves de classe supérieurs, qui prétendaient qu'il était temps de faire " comme chaque année ". Intriguée, Lilli avait dû jouer des coudes pour arriver au premier rang. Quand elle y fut rendu, elle vit un crayon sur le sol achever une rotation, pour terminer sa course face à elle. Les grands qui avaient appelé au rassemblement furent étonnés: en effet, ils avaient truqué le jeu pour que le crayon désigne le bouc émissaire des années passées, et que le sort s'acharne ainsi devant lui. Sans même le vouloir, Lilli avait prit sa place en tant que faire valoir. A l'époque, d'ailleurs, elle ressemblait plus à un garçon qu'à une fille. Aussi les grands n'eurent-ils aucun remords à la passer à tabac devant le regard amusé des anciens, ainsi que des nouveaux, qui prenaient goût à ce spectacle. Des pains et du jeu. Des pains et du jeu... L'ancien bouc émissaire se joignit même à la fête, acquérant ainsi le respect de ses anciens tortionnaires.

La suite... Elle ne la connaissait que trop bien. Cet image de souffre douleur lui avait collé à la peau pendant encore 4 ans, après lesquels sa mère fut emportée par la maladie. Les deux ans suivants, elle les passa enfermée chez elle,  et son père ne pouvait pas lui en vouloir. C'est à cette période que son talent avec la mécanique se révéla, quand les cadavres de toutes les horloges de la maison furent découverts par son père, qui recevait alors chez lui son futur autre père: Salazar Faïrinnemah. Intrigué, le vieux gnome avait dès lors commencé à nouer des liens avec la petite fille, qu'elle appelait affectueusement " Papalazar ", et aidé la jeunette à développer cette passion qui s'éveillait en elle, sous l'œil ému et attentif de son père biologique.

Puis la guerre. Puis l'adieu. Puis Papalazar. La vie enfermée dans l'atelier. Puis le voyage, après plusieurs années, aux Salines, dans un camp de gnomes et de gobelins. Et les mineurs. Et les cailloux qui brillent. Et le bonheur. Et le bonheur...

9 ans. 9 ans qui se terminent comme ils ont commencé. Après un dernier regard à son Papalazar, qui pour elle sera toujours son vrai père, au même titre que son autre père, elle fond en larmes, puis court le plus vite possible jusqu'à la caravane sur le départ, cachant ses pleurs dans ses lunettes d'ingénieurs, assez opaques pour ne laisser transparaître que son faux sourire. Derrière elle, près d'un cercueil qui commença à être fermé, gnomes comme gobelins jetèrent un regard attristé à leurs pieds. Aujourd'hui, ils avaient perdu deux compagnons très chers.

Le voyage qui allait la ramener sur sa terre natale allait durer longtemps. Et à cette occasion, Lilli en profitera pour noter, s'amusant à jouer à cache cache et à chat avec l'équipage du bateau, ainsi qu'avec les caravaniers, quelles améliorations techniques elle pourrait apporter aux modes de locomotions terrestres et maritimes, son cerveau germant d'idées, les morts récents servant d'engrais, et non de prison, à ce qu'elle se lance à nouveau dans la vie. Car elle le savait:

" La dernière chose que Papas auraient voulu, c'est de me voir sombrer à cause d'eux. Elle se tourne vers une personne invisible à ses côtés et dit, sous l'œil d'un équipage habitué aux sains d'esprit: Pas vrais Papas? "

[hr]


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MessagePosté le: Dim 7 Nov - 16:22 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Daclusia
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MessagePosté le: Dim 14 Nov - 01:37 (2010)    Sujet du message: [Humaine][Voleuse] Lillianne Faïrinnemah Shadowstick Répondre en citant

[i]" [url=http://www.youtube.com/watch?v=9wuxfeUSKe4&feature=related]Maman. Maman était belle. Très belle.[/url] "

-----

Éléanaure Shadowstick. Derrière ce nom se cache, ou plutôt se cachait, une femme. Une femme dont les origines sont voilées de mystère. Une femme dont la beauté était, au moins pour moi, inégalée. Elle est arrivée dans ma vie, un beau jour de printemps, comme dans celle de beaucoup d'autres. Je m'en souviens comme si c'était hier.

[/i][i] J'étais de garde au comté de l'or ce jour là. Tout allait pour le mieux, les marchands et leur comédie habituelle, à s'insulter en façade pour être les meilleurs amis du monde une fois la journée finie, autour d'une chopine à la taverne du coin. Les enfants qui apprenaient les jurons de la bouche de leurs aïeux. Le vent portait une odeur de pain chaud venant de la cuisine de l'auberge du lion. Quand tout à coup, une silhouette a émergé à l'horizon, d'un pas tranquille et gracieux, sur ce chemin de pierre qui a du, lui aussi, en être tout retourné. Au début, les regards qui la croisaient l'examinaient de loin. Et plus elle s'approchait, plus les yeux s'y fixaient. Arrivée au milieu de la foule, elle n'a rien dit. Elle a observé tout le monde, et a sourit.

[/i][i]Ses magnifiques cheveux bruns qui lui arrivaient à la hanche voletaient doucement dans la brise du matin. Sa peau pâle et son sourire discrets nous avaient tous charmés. Personne n'osait dire mot, subjugué par un sentiment de paix intérieure qui nous avait saisit à la gorge. Ses grands yeux bleus s'étaient attardés sur moi un moment, puis elle s'était assise sur une barrière, et avait prit la main meurtrie d'un chasseur blessé par sa proie. Elle avait fermé les yeux, caressé le dos de la paluche du trappeur, qui devait bien faire trois têtes de plus.
Plusieurs heures plus tard, elle avait fait de même à tous ceux présents, sur leurs blessures respectives. Quand ce fut mon tour, elle m'avait calmement demandé d'enlever mon plastron, ce que je fis sans enlever mon casque, puisque mon visage était, je m'en souviens, plus rouge que la peau d'une tomate. Elle avait posé sa paume sur une blessure qui était sensé me mettre à pied. J'aurais eu le résultat en parlant au médecin militaire, à la fin de la semaine. Résultat? Je suis encore au combat aujourd'hui. J'ai même été promu capitaine, après services rendus, et nombre de batailles.
Puis elle était partie, dans sa robe blanche qui flottait au vent et laissait deviner ses formes menues. Comme elle était venue. Elle repassait souvent. Pour guérir les blessures. Ses visites étaient des oasis de fraîcheur pour nous, pauvres hommes battus par le labeur. Personne ne savait d'où elle venait. Personne ne savait où elle allait.

Cette femme me subjuguait. Je mourrais d'envie de la connaître. De savoir qui elle était. Un désir qui fait encore aujourd'hui bondir mon cœur rien qu'à penser à elle. Un désir qui me rend aujourd'hui encore au bord du coma éthylique, drogué à son parfum. Alors, un soir, je l'ai suivit. Elle marchait tranquillement, sans même se retourner, ses pieds glissant avec aisance sur le chemin pavé. Elle savait que j'étais là. Je l'entendais parfois rire, d'un rire léger, plus léger encore que l'air qui nous entoure. Plus léger encore que les oiseaux qui volent dans les cieux. Arrivé près d'une clairière, elle s'est arrêté, et s'est tournée vers moi, toujours souriante.

" Voudriez vous bien partager mon repas? "

Nous pique-niquâmes à même l'herbe, dans un instant qui sembla une éternité. L'herbe était plus verte qu'elle ne l'avait jamais été. Le ciel plus bleu qu'aucun artiste n'aurait jamais pu le peindre. Elle me questionna sur moi. Puis accepta mes question. Nous apprîmes ainsi à nous connaître, au fil des jours, au fil des saisons, à chaque pique-nique que nous faisions chaque semaine. Cette clairière était devenu notre jardin secret, où nous cultivions notre relation.

À on grand dam, je n'avais pas grand chose à lui raconter sur moi. Mon existence était somme toute courte, et bien banale. Mais elle s'en fichait. Tout ce que je lui racontait était un trésor pour elle. Elle prenait le temps d'écouter chaque détail de ma journée. Attentive comme une petite fille à qui l'on raconte un conte merveilleux. Elle était d'ailleurs, lors de ces moments, dotée d'une espièglerie enfantine qu'on ne pouvait deviner sous sa grâce. Puis elle me parlait d'elle. Jamais précisément. Uniquement en vagues. Mais quelles vagues... Je planais sur elles, bercé par leur écho, tel le roulis d'une mer calme pour les matelots d'un navire sur l'océan. Vint un jour où elle m'en raconta plus. Par erreur, en vérité. Une erreur qui ne fit que renforcé mon envie d'être avec elle.

Sa main saignait. Son torse aussi. Et à ma grande stupéfaction, je reconnaissais ces blessures. La première, c'est la première qu'elle ait jamais guéri. La seconde... C'était la mienne. Un sourire nerveux, crispé par la douleur, qui ne réussissait pas à dissimuler, malgré ses efforts, son malaise. Ce sourire sera pour toujours gravé dans ma mémoire. Car c'est ce sourire... Ce sourire, qui me fit faire le pas.
Ce jour là, mon amour, et pour la première fois, je te pris dans mes bras. Je ne m'écoutais plus, laissais mon cœur parler, vomir, se vider de tout ce qu'il enfermait. Comme je serais là. Comme je te protègerais. Comme tout ceci ne me répugnait pas. Au contraire mon amour... Au contraire...
Cette dévotion aux autres, ce don de ta personne. Je crois bien, qu'entre tout, c'est ce qui me faisait t'aimer plus que tout. Et puisque je t'aimais, je voulais t'empêcher... T'empêcher de te donner entièrement aux autres. Peut-être étais-je égoïste. En tout cas, jamais tu ne me l'a dit. Toujours tu me souriais. Toujours tu prenais ma main, faisait battre ton cœur à l'unisson du mien.

Alors, lentement, tu recommençais à me parler. Cette fois-ci, en n'omettant aucun détail. Tu avais été élevée par ta grand mère, au milieu de nulle part, dans la forêt. Tu m'expliquais comme chez toi, toutes les femmes naissaient avec des pouvoirs magiques latents. Tu m'expliquais comment, par tradition, vous appreniez à canaliser cette magie, pour que, par la force de la volonté, vous "voliez" aux autres leur blessures. Tu m'expliquais comment ta grand mère morte, tu décidas de rompre la chaîne.

" Si un jour j'ai une fille, je veux la soustraire à cette malédiction. Si un jour j'ai une fille, alors qu'elle décide elle même de ce que deviendra la magie qui l'habite. "

Cette fille, mon amour, naquis plus tôt que nous ne le pensâmes, toi, comme moi... Lillianne... Mon deuxième rayon de soleil, l'étoile de mon ciel, fille de mon astre lune. Ces années furent les plus belles de ma vie. Si elles sont les dernières... Non... Je ne peux pas me mentir. [u]Puisque[/u] ce sont les dernières, je peux mourir en paix. Je sais que ma fille ira bien. Je sais que je ne survivrais pas à cette guerre, mais que ma mort servira à la protéger. J'ai confiance en mademoiselle Proudmore. J'ai confiance en ces orcs, en ces hommes vache, en ces elfes bleus. Même aux trolls qui lèvent leur lance sombre au côté de nos fusiliers nains. Je sais qu'ils vaincront l'abomination et le démon.

Ces dernières lignes écrites... Je peux faire face au diable. Il est aux portes du camp. Je vais prendre les armes...

Mon amour... Ma Lilllianne... Toujours, je vous aimerais.

Dernier journal du Capitaine Syn-Baychi Shadowstick, à la veille, j'en suis sûr, de la victoire sur Archimonde.

-----

[Dans un des sous-sol vide du tram souterrain, Forgefer, quelque part au milieu de la nuit.]

[/i]" Est-ce que ce truc marche?
- Squick!
- Hmm.. La lumière est verte. ça doit sûrement marcher... Bon. Test du projet M4G13-73C8, prototype. La pierre que j'ai trouvé dans la mine y a des semaines a effectivement les propriété que j'espérais, et comme m'sieur Elowyn m'a éveillé le mana, et que je peux utiliser la magie, je vais pouvoir passer aux test du gant. Alors... C'est quoi la formule déjà...? Ha, oui! "

* une explosion d'air, suivie d'une explosion tout court, retentit assez proche du micro, suivit de près par le bruit d'un feu qu'on arrose *

" Premier test concluant! Youpi!
- Squi, squi squiiiick!
- Bon, je peux confirmer mes hypothèses à l'audio: cette pierre agit comme un réservoir à mana, et me permet de puiser en elle le mana qu'il manque en moi, et que, si je me souviens bien, un mage acquiert après des années de pratique au contact de la magie. Bref... En clair, ça me permet d'utiliser la magie, à partir du moment où je peux la contrôler un minimum! ... Cela dit... J'ai essayé avec plusieurs cobaye, notamment, pour vérifier mes idées, avec des apprentis mages, dont la réserve de mana n'est pas suffisante pour lancer certains sortilèges, mais qui connaissent malgré tout les formules correspondante. Sans même leur avoir dit ce qu'était le gant, mais en leur précisant de tenter d'y puiser le mana, je n'ai obtenu aucun résultat concluant. Le gant ne semble marcher qu'avec moi. Hypothèse: peut être est-il autre chose que ce que j'ai cru de prime à bord?
- Squick! Squick!
- Ha oui, pardon Squick. On passe aux autres tests. "

*tour à tour, une explosion de mana, le bruit d'un corps qui chute vers la droite de l'enregistreur, ainsi que quelques jurons enfantins se font entendre *

" Observations: le gant n'est pas à cent pour cent fonctionnel: soit le mana à l'intérieur est trop instable, soit je suis encore trop peu expérimentée à contrôler le mana. Dans tous les cas, il va falloir que j'y ajoute quelques améliorations; j'avais pensé commander un gant en tisse-mage, pour fluidifier le mouvement du mana, et éviter les fuites lors de la canalisation. Voir si je ne trouve pas un métal qui ait les même propriété que le tisse mage, pour un produit final plus résistant. Accessoirement, je vais aussi m'entraîner chaque nuit à améliorer mon contrôle. ... Un dernier test avant de conclure. "

-----
[i]
[ [url=http://www.youtube.com/watch?v=a3r-OG3I3js]...[/url] ][/i]

[i]Je sens l'énergie qui me parcourt... C'est comme la première fois... Quand je l'ai ressenti pour la première fois. C'était presque... Suffoquant... ça pique...

Je lévite... Je crois... Je sens plus le sol... Je vois rien. J'ai les yeux fermés... ... !

-----

* explosion et décharges d'énergie qu'on devine d'une puissance considérable, provenant d'un endroit tout proche de la radio *

* silence *

" Je... J'ai mal au cœur... Squick... Vas me chercher une aspirine... Squick...? SQUICK?! "

* signal perdu *

... ... ...

" Bon... Plus de peur que de mal... Squick a juste survolté dut à une trop grande décharge d'énergie, et apparemment il en était un peu trop près... Je crois que l'enregistreur en a prit un coup aussi. Vu les châtaignes que j'ai ressenti tout à l'heure et --AOUCH! ... Ressens encore maintenant, ainsi qu'aux éclairs qui s'échappaient de moi il y a quelques minutes, et les traces de brûlé un peu partout sur moi et mes vêtements je crois que l'épicentre était... "

* silence. Piaillement robotique aïgu qu'on devine inquiet *

" Mais non Squicik, ça va. Bon allez, viens, on rentre. "

* signal perdu *
[/i]


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:56 (2018)    Sujet du message: [Humaine][Voleuse] Lillianne Faïrinnemah Shadowstick

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